L’Aquarius à Malte

Le navire est arrivé à La Valette, à Malte, mercredi.

Les 141 passagers de L’Aquarius sont soulagés. Ce navire a passé plusieurs jours en mer Méditerranée, sans savoir où aller. Car l’Italie et Malte refusaient d’accueillir les migrants qui se trouvaient à bord. Les pays européens ont entamé des négociations et ont trouvé une solution ! Mercredi, le navire a accosté à La Valette, la capitale de Malte (regarde la carte).

Les passagers de L’Aquarius viennent principalement d’Érythrée et de Somalie, deux pays d’Afrique de l’est. Certains ont décidé de quitter leur pays pour fuir la pauvreté et les violences. Car il y a eu de nombreux conflits dans la région. La plupart ont pris la mer en Libye. Ils sont montés à bord de petites embarcations pour atteindre l’Europe.

L’Aquarius appartient à l’association SOS Méditerranée. Elle effectue des missions de secours en Méditerranée. Elle a recueilli les 141 personnes à son bord. Près de la moitié étaient des femmes, dont deux enceintes. Il y avait aussi de nombreux enfants.

La plupart des bateaux de migrants accostent en Italie. Depuis le mois de juin, le nouveau ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, refuse de les laisser entrer dans les ports. Car ces dernières années, près de 700 000 personnes sont arrivées en Italie illégalement. Les Italiens reprochent aux autres pays européens de ne pas les aider à gérer l’arrivée de toutes ces personnes.

Grâce à des négociations entre la France, Malte, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne, une solution a été trouvée. Malte a accepté d’accueillir L’Aquarius. Les 141 passagers de l’Aquarius ont débarqué au port de La Valette, mercredi. Mais ils n’y resteront pas longtemps. Ils seront répartis dans différents pays. La France accueillera 60 migrants, l’Allemagne 50 et le Portugal 30. Le Luxembourg, lui, en accueillera 5.

Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères s’est félicité de cette coopération : « C’est une bonne leçon, qui montre que la question migratoire ne peut pas être gérée par les États européens les uns contre les autres. Nous avons montré notre capacité à travailler ensemble, entre pays de bonnes volontés. »

Mathis FLEURET